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Cendrier nouveau genre

By juillet 19, 2006 No Comments

Une solution pour le milliard de mégots des Montréalais?
Un citoyen de la Rive-Sud a créé un nouveau modèle design de cendrier en forme de tour et il espère
maintenant en vendre des milliers aux bars, restaurants, édifices à bureaux et autres, où les trottoirs sont
jonchés de mégots de cigarettes.

Sylvain Bourdeau, de la région de Richelieu, veut aussi faire profiter la Société canadienne du cancer des
profits qu’il pourrait retirer de la vente de ses cendriers.

Il a décidé de remettre à cette société 10 $ par cendrier vendu. Ses cendriers seront fabriqués à Saint-
Jean et il a fixé le prix de vente à 500 $ l’unité à cause des coûts élevés de production.

Le cendrier Bourdeau a une hauteur de 53 pouces et il épouse la forme d’une colonne, à l’intérieur de
laquelle se trouve un récipient facile à vider de son contenu de mégots.

Habitudes des fumeurs
«Après avoir observé les habitudes des fumeurs, à plusieurs endroits du centre-ville, l’idée m’est venue
de créer ce cendrier design, hermétique, durable, résistant aux intempéries et facile à vider», explique
Sylvain Bourdeau.

Ce n’est pas le premier produit du genre sur le marché mais l’homme d’affaires veut tenter sa chance
depuis qu’il a entendu le conseiller municipal Marcel Tremblay parler d’un milliard de mégots jetés
annuellement sur les trottoirs et dans les rues de Montréal.

Il se prépare à faire le tour de plusieurs clients potentiels et espère obtenir la «bénédiction» de la Ville de
Montréal, qui doit donner l’exemple et installer des cendriers devant les édifices municipaux et dans les
endroits publics dans tous les arrondissements.

Rencontre lundi
Sylvain Bourdeau a confié au Journal qu’il doit présenter son cendrier à des fonctionnaires du Service de
l’approvisionnement de Montréal, lundi. «Ensuite, j’aurai tout le Québec à convaincre de l’utilité de mon
produit», dit-il.

Notons qu’un tout nouveau règlement adopté récemment par le conseil de Ville-Marie oblige la pose d’un
cendrier aux portes de tous les établissements commerciaux ou communautaires où la clientèle doit sortir
pour fumer.

Le règlement précise toutefois que le cendrier doit être fixé solidement au mur extérieur du bâtiment.
«Pas de problème, de conclure Sylvain Bourdeau, on va faire une version murale de notre cendrier.»

(Journal de Montréal) André Beauvais
Le Journal de Montréal